Les services bancaires au-delà du portefeuille numérique

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Tous les achats, même les plus anodins comme un plein d’essence, demandent une certaine réflexion quant au mode de paiement. On se demande si on va payer par carte de crédit, par carte de débit, en espèces ou encore à l’aide d’un portefeuille électronique. On doit ensuite sélectionner la carte ou les coupures appropriées dans le portefeuille (physique ou numérique). Puis, une fois qu’on a suivi toutes les étapes du processus de paiement, on peut faire le plein.

Imaginez si l’achat d’essence consistait simplement à arrêter son véhicule, à faire le plein, puis à reprendre la route. Ce genre de transaction invisible peut certes sembler futuriste, mais à l’ère des systèmes bancaires ouverts, parions qu’il sera bientôt une réalité. Ainsi, le processus d’achat d’essence ressemblera peut-être à ce qui suit :

•    Le client autorise l’entreprise à accéder à son identité numérique et à ses données de paiement.

    Il fait le plein à la pompe tandis que des caméras repèrent le numéro de sa plaque d’immatriculation.

    Une fois l’achat terminé, le système de point de vente de la station-service soumet le paiement par l’entremise des interfaces de programmation ouverte de la banque du client. Ces interfaces permettent à des tiers autorisés de se connecter aux systèmes de la banque et de procéder à des transactions à partir de leurs propres logiciels.

Une telle façon de faire offre plusieurs avantages : en plus d’être rapide et commode, elle permet aux consommateurs de protéger leurs données et de recevoir le service hors pair auquel ils s’attendent.

Une identité numérique pour protéger le client

Autrefois, les banques et les fournisseurs devaient recueillir et stocker une foule de données au sujet de leurs clients. Or, à l’ère d’Internet et du nuage, les consommateurs peuvent désormais avoir une identité numérique en ligne qui est accessible au même titre qu’un service infonuagique.

Une technologie de registre distribué, souvent nommée « chaîne de blocs », permet aux clients de stocker en toute sécurité leurs renseignements personnels de sorte que même eux ne puissent pas les modifier après leur vérification. Par exemple, il leur serait impossible de modifier la date d’expiration de leur permis de conduire après que sa validité a été confirmée. Lorsqu’elles seront déployées auprès du grand public, les technologies d’identité numérique permettront aux consommateurs de décider qui peut accéder à leur identité, et par quel moyen.

Si l’on reprend l’exemple de la station-service, le client pourra autoriser l’entreprise à utiliser des technologies de reconnaissance faciale pour identifier son visage, puis ses données bancaires pour traiter le paiement. S’il change ensuite d’avis, il pourra à tout moment révoquer l’accès de l’entreprise sans lui en demander la permission. De plus, puisque les données de paiement et d’identité des clients ne seront plus détenues par un grand nombre de fournisseurs chargés de les stocker de façon sécuritaire, le risque de violation de données sera réduit.

Une occasion pour les banques de se démarquer

À mesure que les systèmes bancaires ouverts gagnent en popularité, la nature des paiements sera appelée à changer. Par exemple, les grands marchands vont probablement adopter des systèmes bancaires ouverts pour éviter les frais associés à l’utilisation des réseaux de paiement. Plusieurs y voient une menace pour les banques, mais il s’agit en réalité d’une occasion.

En tirant parti de l’intelligence artificielle (IA), de l’apprentissage automatique et de diverses formes d’automatisation, les banques pourront proposer aux particuliers des services qu’ils réservent actuellement aux entreprises. Prenons l’exemple de la gestion des liquidités, qui est un enjeu tant pour les particuliers que pour les entreprises. En effet, les deux ont besoin d’argent pour respecter leurs engagements à court et à long terme.

Les banques proposent une myriade d’outils de financement à leurs entreprises clientes, comme des prêts, des marges de crédit, des effets de commerce et des services de mobilisation de fonds. Les particuliers, pour leur part, ont accès à un plus petit nombre d’options. En fait, s’ils ne demandent pas d’aide, on les laisse résoudre eux-mêmes leurs problèmes.

En tirant parti des données existantes, des données futures et des données auxquelles on leur accordera l’accès, les banques pourront, à l’aide de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, élaborer des modèles hautement personnalisés afin de répondre aux besoins de financement de chaque client. Ainsi, les banques pourront se montrer plus proactives et proposer à leurs clients des solutions qui les aideront à atteindre leurs objectifs financiers à court et à long terme.

Ces modèles pourront s’ajuster à l’évolution de la situation du client. Une étude récente de NTT DATA révèle que les clients aimeraient recevoir davantage de conseils au sujet de leurs dépenses; dans certains cas, ils s’attendent même à ce que leur banque intervienne dans leurs transactions pour les aider à respecter leur budget.

Alors, au lieu de promouvoir leurs taux d’intérêt auprès des clients qui se dirigent vers un concessionnaire automobile, les banques pourront recevoir une alerte lorsque leur client visite un concessionnaire de Ferrari. Elles pourront alors lui offrir un judicieux conseil : « Acheter une Ferrari n’est peut-être pas le meilleur choix en ce moment étant donné le montant qu’il vous reste à rembourser sur votre prêt étudiant. Si vous souhaitez réellement en acheter une, faisons un plan ensemble pour vous aider à atteindre cet objectif! »

Il reste encore du chemin à parcourir

Bien que les technologies de registre distribué existent depuis un certain temps, leur adoption généralisée se fait toujours attendre. Avec le temps, il est possible que l’identité numérique s’impose comme l’une de leurs principales applications.

Bien qu’elle pourrait ne jamais être aussi bien distribuée que la chaîne de blocs des bitcoins, l’utilisation de l’identité numérique permettrait d’atténuer un grand nombre de difficultés techniques grâce à la confiance. Il faut aussi reconnaître que les institutions financières en sont encore au début de leur transition vers l’intelligence artificielle et qu’elles doivent travailler à peaufiner leurs données pour pouvoir les utiliser dans le cadre des modèles d’IA de demain.

Découvrez comment NTT DATA aide les entreprises de services financiers à tirer parti des technologies émergentes afin d’améliorer l’expérience client.

Date de la publication : 2019-03-19

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